Lors du démantèlement en 2025 d’une automatisation du CD Stroppen à Hal, des élèves notamment du TA Brasschaat, du VTI Aalst et de Don Bosco Hal ont eu l’opportunité de récupérer du matériel industriel et de l’emporter dans leur école. Aujourd’hui, à la fin de l’année scolaire 2025‑2026, plusieurs établissements montrent concrètement ce que cela donne. Les élèves ont intégré les matériaux récupérés dans leurs projets de fin d’études – des constructions aux applications techniques – et démontrent ainsi que la réutilisation peut parfaitement aller de pair avec la technique, l’innovation et le savoir‑faire. Cette collaboration s’inscrit dans le cadre du programme Brug naar Scholen, au sein duquel les services techniques de Colruyt Group s’engagent activement à renforcer les liens entre l’enseignement et l’industrie.
Enseignement technique et STEM avec des matériaux industriels récupérés
« Ce que les élèves présentent aujourd’hui nous réjouit sincèrement », déclare Frank Pierret, coordinateur ‘Passerelle entre l’industrie et les écoles’ chez Colruyt Group Technics & Real Estate. « C’était précisément l’objectif lorsque nous avons fait don de ce matériel lors du démantèlement par les élèves l’année dernière : voir ce que les écoles en feraient concrètement. Les réalisations sont particulièrement impressionnantes. Ils acquièrent ici une expérience STEM considérable et découvrent la valeur ajoutée de la technique. En même temps, ils se familiarisent avec la construction circulaire et la réutilisation. Pour Colruyt Group, c’est un axe important. »
Des résultats solides sur le terrain scolaire
Au TA Brasschaat, la valeur ajoutée de ce type de collaboration apparaît immédiatement. « Pour nos élèves, c’est une occasion unique de travailler avec des matériaux industriels issus directement de la pratique », explique Stig Van Heurck, directeur du TA Brasschaat. « Ils acquièrent bien sûr des compétences techniques, mais apprennent aussi à réfléchir à la durabilité et à la réutilisation. Cela rend leur formation beaucoup plus pertinente et motivante. »
Pour les élèves eux-mêmes, la différence est également notable. « C’est beaucoup plus agréable de travailler avec de vrais matériaux qu’avec des pièces d’exercice standard », expliquent Ryan Poppe et Ruben van Dommelen, élèves du TA Brasschaat. « Au début, il a fallu comprendre le fonctionnement de l’ensemble », racontent-ils. « Nous avons reconstruit l’installation avec notamment une commande PLC, des capteurs, des arrêts d’urgence, des interrupteurs et des lampes de signalisation. Nous avons vraiment tout réalisé nous-mêmes. C’est ce qui rend ce projet si particulier. »
Un parcours élargi avec plusieurs écoles
Outre le TA Brasschaat, le VTI Aalst et Don Bosco Hal ont également travaillé avec les matériaux récupérés. Les élèves de 7e année Technicien en électricité industrielle du VTI Aalst ont reconstruit une automatisation de tri de bacs. Mécanique, pneumatique, moteurs électriques et commande PLC : tous ces éléments sont mis en œuvre. L’installation est déjà prévue pour être étendue l’année scolaire prochaine par d’autres élèves. Chris Sonck, enseignant au VTI Aalst, souligne l’importance de ce type de projet : « Travailler avec de véritables matériaux industriels fait toute la différence. Les élèves sortent de la théorie et découvrent comment les choses se passent réellement sur le terrain. Ils développent des compétences techniques tout en apprenant à réfléchir et à agir comme dans un environnement professionnel. Cela renforce leur formation et réduit considérablement le passage vers le marché du travail. Pour notre école, ce lien avec l’industrie est d’une valeur inestimable. »
Don Bosco Hal adopte, quant à lui, une approche différente. Au lieu d’une grande automatisation, l’école a réparti le matériel dans plusieurs projets plus petits, afin que les élèves puissent y travailler par deux. « Pour nous, ces matériaux ont déjà fait leurs preuves, mais ils restent 100 % utilisables dans une école, car ils ne doivent pas fonctionner du matin au soir. Leur force réside aussi dans le fait qu’il ne s’agit pas d’une installation plug-and-play. Don Bosco Hal le démontre, avec une approche différente mais tout aussi précieuse. Et le fait que ces écoles nous interpellent avec leurs réalisations est vraiment très appréciable », ajoute encore Frank Pierret, ancien élève de Don Bosco Hal.




